Un an. Je l'ai vu pour la dernière fois, il y a un an. Jour pour jour. “Jon, j'y vais.” “Déjà mais, je ne t'ai battue que quatres fois !” Je m'asseyai sur le canapé en mousse du nouvel appartement de Jon. “Jonichou, quel jours on est ?” “Le 12 juin.” répondit il du tac au tac. “Et le 12 juin dernier, où étais tu ?” “Sur la route avec Spencer je crois.” “Et moi où j'étais ?” Il réfléchit un instant et sourit. “Cours y vite.” Je ne me fis pas prier. Je courrais comme un dératé dans les rues. Il était là. Nous avions rendez vous. Je courrai, je courrai sans m'arréter. Mon coeur papillonait, mon estomac se serrait, mon souffle manquait mais qu'importe ces souffrances futiles, il m'attendait ! Je tournai dans la rue du lycée et montai la côte, courant toujours. Soudain, je m'arrétai. Il n'y avait personne devant la grille. Il n'était pas là. Je fis le tour du lycée en courant. Il n'était nulle part. Ma vue se brouilla, l'oxygène devint manquant. Il n'était pas là et ne serait pas mien pour toujours. Il m'avait oublié. Je marchai jusqu'au premier immeuble de la rue, entrai dedans et pris l'ascenceur. En route, j'appellai Jon. “Alors ?” me fit il, guilleret. “Jon, je t'aime. Tu es mon meilleur ami et jamais tu n'aurais pu être meileur que tu ne l'es déjà. Pardonnes moi.” “Bren--” Je raccrochais là, l'ascenceur était arrivé au dernier étage. Je pris l'escalier de service et montai sur le toit. Le soleil brillait. Je déposai le vieux bout de papier où était inscite son adresse au sol puis mis mon portable dessus. J'allai gacher la journée de Jon, tant pis. Il s'en remettrait. Un jour. Je montai sur le bord de la goutière, inspira et sautait. Si on ne peux pas vivre avec celui qu'on aime, pourquoi vivre ?